En fait, j'sais pas où aller. J'suis passé sous le pont du verdanson, et sur le toit d'un immeuble, et si j'avais pu, j'serai allé choper un train. J'ai une étoile de plus entre mes mains qui se consume. La fumée s'envole et j'la regarde disparaitre dans les méandres. De l'univers. Du centre ville.
Regarde moi, je ne te dis rien. Ecoute moi, je ne pleure jamais.
Ya deux choses insupportable. Les cucus qui savent pas se foutre un coup de pied au cul et le monde et son semblant de compassion, qui t'enfonce en fait plus loin dans ta merde. A quoi ça sert d'avoir des gens qui te disent on est là sinon à te faire réaliser que t'es dans la MERDE ? Qu'est ce que t'en as à foutre de leur compassion à la con, qu'est ce qu'ils veulent comprendre, on n'connaît qu'une chose que lorsqu'on l'a vécu, et ya qu'a sérré les dents, bande de tapette. Votre altruisme à deux balles n'est là que pour assouvir votre sâle curiosité. Arrêtez vos conneries de parler, j'fais de la photo, j'écris des textes que vous ne lirez jamais, des compositions que personne n'entendra, des dessins qui finiront en miettes, et vous parlez me foutra encore plus mal, arrêtez de tâter nos faiblesses en vous prenant pour des sauveur du bien. On s'en BAT les YAKAS. et vous n'avez pas besoin de savoir. Vous n'avez pas besoin que l'on vous aime. Vous n'avez pas besoin de penser que l'on a besoin de vous. Ce n'est pas de compréhension dont on a besoin mais de continuer.
C'est qu'une espèce de culture de faux semblant. Ces quoi ces conneries, ces gamins "malheureux" qui se mutilent pour qu'on les remarque et à qui on va payer le psy alors que la fille qui traverse la route en souriant va peut etre crever d'une leucémie, alors que le clodos au bout de ta route il a tellement pas d'sous pour manger qu'il se came pour oublier. Qu'est ce que vous avez à faire des masses d'une connerie, d'un petit mal être à deux balles tout à fait surmontable, c'est quoi ces mauviettes, qui font eux même de leur petits complexes des grosses galères. Arrêtez de croire que votre vie d'adolescent perdu est dure alors que tout nous est servi sur un plateau d'argent. Arrêtez de parler de problemes comme si une rupture était égal à un génocide.
Vous pleurez pour vos histoires de coeur à deux balles parce qu'il n'y a que ça dans le monde de l'abondance et de la fausse modestie. Nos galères ne sont rien mais vous en ferez des tonnes en enfonçant votre semblant d'altruisme et de compassion. Serrez un peu les dents et suivez le train de votre vie qui continue avant qu'il n'y ait un CARAMBOLAGE. Arrêtez d'etre dépendant de la force des autres et d'aller mal pour un rien. Je vous méprise.
Personne n'a besoin de on est avec toi et je n'en donnerai pas. On a besoin que la vie continue. De passer une après midi avec un ami. Ma clope est finie. Maintenant je vais rentrer chez moi, et heureusement il n'y aura personne. Les sâles gueules il y en a encore trop à minuit. Pleurez sur des textes de chanson nunuche et à la con et devant des soap opéra de merde. Vous êtes faible.
T'est jamais assez beau
Pour ces salauds
Qui te trient au bédo
Pour des pubs
Des bouts, ça les fout
Les boules
Tout ces mecs qui déboulent
Leurs échos pathétiques
Leurs clips alcooliques
Leurs délires hypnotiques
On veut pas de caves,
On veut pas être caves
Elle veut pas faire sa vie
appuyé sur une canne
Pour aller be-ger
Tout autour de la terre
C'est clair !
Elle est pas là
Pour fumer les pétards
Elle est pas là
Pour gober les buvards
[...]
Elle en rien à foutre
De cette gloire éphemere
Un besoin suicidaire
Dans le fond d'la baignoire
Elle a le goût du calcaire
Et du sang méchant
Qui coulent entre ses dents
Du dégout de ces gens
Mais elle à la patate
Dès qu'elle va en boîte de nuit
Sorry, c'est la vie
Mais si t'est pas au te-shi
Pas aujourd'hui
mais en biblicronie
Elle s'ra encore là
Pour vous souhaiter bonne nuit
Elle est pas là
Pour laver la baignoire
Elle est pas là
Pour trouver les rencards
Elle est pas là
Pour danser tout les soirs
Pour oublier tout ces connards



